Mois : septembre 2009

L’agence media interactive : comment ? (3/3)

Dimanche 20 septembre 2009

Voici maintenant le dernier article de mon dossier sur le rôle d’une agence media interactive. Vous pourrez retrouver les deux billets précédents en cliquant sur les liens ci-dessous :

visibilité online publicité digitale

J’ai expliqué dans mes articles précédents la complexité du marché de la publicité en ligne (pluralité des intervenants, différences entre les canaux de diffusion, marché en évolution qui présente encore des inconnues, …) et l’existence légitime et nécessaire des agences media interactives pour exercer ce métier à part entière qu’est la gestion de campagnes de publicité sur Internet.

Il me semble donc intéressant maintenant de nous pencher plus particulièrement sur le contenu et l’organisation des différentes missions endossées par l’agence de publicité interactive. Cet article vous présentera donc les différentes étapes de la gestion d’une campagne en ligne. Allons-y !


>> Comment s’organise l’activité d’une agence media interactive ?
>> Quelles sont les différentes étapes de la réalisation d’une campagne digitale ?

Plusieurs étapes bien distinctes viennent rythmer l’organisation d’une campagne de publicité en ligne, et se répartissent au sein de trois grandes phases de travail : la préparation, l’optimisation, puis le bilan de la campagne.


  1. Préparation de la campagne

    Même si je n’ai intégré les équipes d’Havas Digital que depuis quelques jours, j’ai eu la nette impression que la phase de préparation de la campagne de publicité sur Internet était la plus longue et demandait le plus d’investissement de la part des experts chargés de sa gestion. De l’analyse du briefing à la réservation effective des espaces, il y a un travail méticuleux et conséquent de recherche de la solution la plus adéquate pour assurer un retour sur investissement intéressant pour l’annonceur.

    • Analyse du briefing fourni par l’annonceur

      La préparation de la campagne web passe, dans un tout premier temps, par l’analyse des besoins et des demandes du client de l’agence media interactive. L’annonceur doit donc lui fournir un brief précis récapitulant :


      • L’objet de la campagne (lancement d’un nouveau produit, promotions, événement particulier, etc.). De préférence l’annonceur fournira des éléments annexes destinés à permettre à l’expert digital de s’imprégner de l’univers de son client et de bien comprendre ses enjeux : fiches détaillées concernant des produits nouvellement lancés, résultats d’études marketing, bilans de campagnes réalisées précédemment, univers graphique, etc. ;

      • La cible de la campagne : les comportements des internautes sont souvent différents en fonction de critères comme l’âge, le sexe, le pays, les passions, le comportement d’achat, etc. Si l’agence media connait de manière précise la population à laquelle s’adressera la campagne de pub en ligne, elle aura de bien meilleures chances de “viser juste” en sélectionnant des supports de diffusion adaptés qui généreront plus de notoriété/de clics/d’achats/… ;

      • Les objectifs visés par l’annonceur : il est absolument essentiel que l’annonceur détermine avec l’agence media les objectifs qu’il souhaite atteindre via sa campagne sur Internet.
        Fixer des objectifs clairs et précis est une condition sine qua non pour pouvoir évaluer ensuite, de façon réaliste, l’efficacité d’une campagne en ligne.
        Différents types d’objectifs peuvent entrer en jeu et se combiner : la notoriété ou l’image d’une marque (qui implique souvent une grande visibilité de la campagne), l’augmentation du trafic d’un site Internet, ou encore ce que l’on appelle une conversion (l’accroissement des ventes sur un site marchand, l’inscription à une newsletter, le remplissage d’un questionnaire, etc). Ces types d’objectifs conditionneront le choix de supports les plus adaptés pour l’élaboration de la campagne ;

      • Le budget que l’annonceur est prêt à mettre à la disposition de l’agence media interactive pour la campagne en ligne, constitue évidemment un élément crucial du brief. Plus le budget est important, plus l’agence aura de marge de manoeuvre et de possibilités différentes pour assurer la visibilité et l’efficacité de la campagne. C’est donc une donnée qui, évidemment, permettra à l’expert digital d’organiser et de planifier sa campagne de façon réaliste ;

      • Les dates et deadlines : il est également évident que l’organisateur de la campagne devra être mis au courant des dates clés relatives à l’objet de la campagne. Date de lancement de produit, d’ouverture d’un site Internet, de réalisation d’un jeux concours, durée de l’opération… : autant d’informations cruciales pour la gestion d’une campagne.

    • Recommandation

      Une fois toutes les informations ci-dessus recueillies, l’expert digital peut passer à la réalisation d’une “recommandation” à l’attention de son client : il s’agit de lui faire une proposition argumentée d’organisation de la campagne, d’allocation du budget sur différents supports de publicité, et de planification dans le temps. Plusieurs étapes sont nécessaires à la réalisation d’une recommandation :


      • Recherche des supports adéquats : en fonction des objectifs fixés avec l’annonceur mais également du budget disponible, l’expert digital réalise une étude des supports publicitaires digitaux qui pourront être les plus performants.
        Par exemple, différents outils lui permettent d’identifier, sur toute la toile, les sites Internet qui attirent une cible d’internautes très proche de la population que souhaite cibler l’annonceur, ou encore les sites Internet dont le contenu est proche du ou des thème(s) de la campagne. Enfin, un certain nombre d’outils à disposition de l’expert lui permettent d’anticiper les performances des différents supports qui pourront être choisis pour la réalisation de la campagne.

      • Recueil et négociation des offres : après avoir identifié les supports qui pourraient être les plus adaptés à la campagne de publicité digitale, l’expert s’adresse aux régies publicitaires, plateformes d’affiliations et autres gestionnaires ou propriétaires de ces supports.
        Il s’agit de recueillir leurs tarifs, mais également de savoir exactement ce qu’il est possible de faire en fonction des supports : par exemple, est-il possible de cibler uniquement une rubrique précise sur tel site Internet ? Un publi-rédactionnel concernant tel produit est-il conforme à la charge éditoriale de tel autre site ? Peut-on apparaître de façon permanente pendant 3 mois sur la bannière de tel site web ? Dans quel format exactement serons-nous présents sur telle newsletter ? etc. Enfin, l’agence media interactive se charge de négocier, avec cet ensemble d’interlocuteurs, des réductions par rapport au prix “de base” pratiqué, pour pouvoir ensuite proposer à son client un plan media online au rapport efficacité/prix optimal.

      • Planification dans le temps et l’organisation de la campagne : une fois l’ensemble des supports publicitaires sélectionnés, et les prix négociés, la planification est un point crucial de la campagne de publicité en ligne.
        Certaines actions spécifiques vont se suivre dans le temps et d’autres pourront “se chevaucher”. Par exemple, le déroulement d’une campagne d’achats de mots clés sur Google (searck marketing) pourra se faire au même moment que du sponsoring sur certains sites Internet ou que des envois d’emailings. A l’inverse, on peut également choisir que ces actions n’aient pas lieu au même moment et se suivent dans le temps. Tout dépend du degré de complémentarité des différents supports digitaux, ainsi que de l’intensité que l’agence media souhaite donner à la campagne en terme de pression publicitaire : on peut choisir de concentrer une campagne sur deux semaines pour promouvoir un événement ponctuel et lui assurer une visibilité importante à un moment très précis ; ou bien l’on peut décider d’étendre de façon très “diffuse” une campagne sur un an, pour promouvoir par exemple un site Internet tout au long de l’année…

      • Présentation à l’annonceur de la recommandation : après avoir choisi les supports idéaux ainsi qu’une planification optimale de la campagne online, l’agence media propose son plan à son client. Il s’agit donc de lui montrer la façon dont son budget pour la publicité en ligne pourra être alloué de la façon la plus efficace, de façon argumentée et chiffrée (prévisions). Si l’annonceur est convaincu du bien fondé du plan media online proposé, la campagne pourra être réalisée.

  2. Réservation de l’espace publicitaire

    • Plusieurs types de coûts peuvent être pratiqués par les régies, en fonction des supports digitaux commercialisés :

        • Le CPM : un support peut être vendu au Coût Pour Mille impressions. Ici, c’est le nombre d’impressions (ou “contacts”) qui est facturé à l’annonceur. Concrètement, il s’agit du nombre d’affichages d’une création publicitaire, et donc du nombre de fois où des internautes auront eu l’occasion de la voir sur un site Internet par exemple. Les achats au CPM sont les plus courants, et sont surtout pratiqués dans le cas de campagnes ayant notamment pour objectif de faire progresser la notoriété (d’un produit, d’un site Internet, d’un événement…).
        • Le CPC : il s’agit du Coût Par Clic. Avec ce système de tarification, chaque fois qu’un internaute clique sur une création publicitaire en ligne, cela représente un coût pour l’annonceur. L’achat au CPC entre souvent dans une logique d’augmentation du trafic sur le site Internet de l’annonceur. C’est par exemple la tarification appliquée dans le cadre des campagnes de mots clés sur le moteur de recherche Google.

          Au-delà du choix du support digital sur lequel apparaît la création publicitaire visant à générer des clics, la qualité de la création en elle-même constitue un élément essentiel de la génération (ou non) de clics. Par exemple, si vous choisissez de faire apparaître une création publicitaire sur la bannière d’un site Internet important qui génère chaque jour un grand nombre de visiteurs, votre campagne publicitaire n’aura pas forcément de succès si la création en elle-même ne suscite pas l’envie de cliquer. La création doit donc attirer l’oeil des visiteurs,  être susceptible de les intéresser et être compréhensible (il faut bien entendu qu’ils comprennent qu’ils auront accès à davantage d’informations intéressantes en cliquant sur la publicité), afin qu’un bon nombre de clics soit généré.

          On calcule l’efficacité des campagnes au CPC via, notamment, l’indicateur appelé Click-Through Rate (CTR) : il s’agit du pourcentage de clics, c’est-à-dire du rapport entre le nombre d’affichages (impressions) de la publicité, et le nombre de clics qu’elle a généré. Plus ce pourcentage est élevé, plus on peut estimer que la création publicitaire aura suscité l’envie de cliquer dessus chez les internautes.
        • Le CPA : il s’agit du Coût Par Action (aussi appelé coût par conversion). Ici, l’espace publicitaire est facturé en fonction des actions/conversions qu’il génère. L’action visée est définie, au préalable, entre la régie publicitaire et l’agence media interactive : il peut s’agir de l’achat d’un produit, de la commande d’une brochure, du remplissage d’un questionnaire ou de la participation à un jeu concours par exemple.
      • La réservation de certains supports digitaux peut également se faire de façon ciblée :

          • Certains sites Internet offrent la possibilité, pour l’agence media interactive, de ne faire apparaître une création publicitaire que dans une rubrique spécifique du site, particulièrement visitée par le public cible de l’annonceur. Par exemple, une publicité pour un produit amincissant pourra n’apparaître que dans les rubriques “santé” ou “alimentation” d’un magazine féminin en ligne, et pas dans ses rubriques “mode”, ou “enfants”.
          • Certains supports permettent également de ne s’adresser qu’à une cible bien spécifique en fonction de certains critères (comme l’âge, le revenu, les hobbies…). Par exemple dans le cadre d’une opération d’envois d’emails publicitaires, certaines bases de données permettent d’associer aux emails des critères de ciblage très pointus qui permettent de n’envoyer des emails qu’à des internautes choisis de façon méticuleuse.

          Une fois que l’annonceur a accepté la recommandation présentée par l’agence media en ligne, celle-ci peut procéder à l’achat des espaces publicitaires.


      • Optimisation de la campagne

        Une fois que l’achat d’espaces a été réalisé et que la campagne publicitaire est effectivement en ligne, l’expert digital effectue une veille méticuleuse qui vise à s’assurer du bon déroulement de la campagne et, le cas échéant, à rectifier le tir pour augmenter les performances de la campagne. Par exemple, s’il s’aperçoit qu’une même création génère un taux de clic bien plus faible sur un site Internet A plutôt que sur le site B, il peut décider de réorganiser l’allocation du budget avec accord de la régie publicitaire gestionnaire de ces sites, pour privilégier les affichages de la création publicitaire sur le site B plutôt que sur le site A. Il est donc souvent possible d’effectuer au cours de la campagne, des modifications par rapport au planning initialement prévu de manière à optimiser l’atteinte des objectifs fixés avec l’annonceur lors de la préparation du plan media en ligne.


      • Bilan

        Une fois que la campagne digitale est terminée, il s’agit pour l’agence media en ligne de réaliser un bilan détaillé des performances de l’opération, et de l’atteinte (ou non) des objectifs initialement fixés. Différents indicateurs pourront être utilisés en fonction des supports digitaux, des objectifs initiaux et des outils mis en place pour mesurer les résultats.
        L’impact (en terme de notoriété par exemple) et/ou le ROI (Return On Investissement : rapport entre le bénéfice réalisé grâce à la campagne et l’investissement initial qu’elle a nécessité) de la campagne pourront donc être mesurés de façon très détaillée, ainsi que les relations de causalité entre différentes variables, qui permettront à l’agence media ainsi qu’à son client de tirer des enseignements de la campagne et de disposer d’éléments d’information complémentaires pour la planification d’une prochaine campagne.


      Au final, je suppose que vous vous accorderez avec moi pour conclure que la gestion d’une campagne de publicité sur Internet ne s’improvise pas, et que cela demande du temps, ainsi qu’une véritable expertise.

      J’espère que ces trois articles sur le thème de la publicité en ligne auront pu vous intéresser et, pourquoi pas, qu’ils auront pu vous apprendre certaines choses. Pour les connaisseurs : si j’ai oublié certaines choses, n’hésitez vraiment pas à me l’indiquer en commentaire afin que je complète mes articles !

      A bientôt !

      L’agence media interactive : pourquoi ? (2/3)

      Dimanche 6 septembre 2009

      Voici le deuxième volet d’une trilogie d’articles concernant les agences de publicité interactive.
      Pour consulter les autres articles qui constituent ce dossier, cliquez sur les liens ci-dessous :

      Comme j’ai pu l’expliquer dans l’article précédent, l’agence media interactive endosse un rôle d’intermédiaire entre des annonceurs qui souhaitent diffuser du contenu visuel et/ou textuel sur Internet, et les acteurs qui vont effectivement réaliser cette diffusion publicitaire (les régies web ou les plateformes d’affiliation par exemple).

      Toute société décidant de se lancer dans la publicité en ligne peut se demander très légitimement pour quelle raison elle devrait passer par un intermédiaire qu’il va falloir qu’elle rémunère, et pourquoi elle ne pourrait pas directement s’adresser aux régies, aux plateformes d’affiliations, etc.

      L’article qui suit va donc vous présenter les réponses à cette interrogation :


      >> Pourquoi avoir recours à une agence media interactive ?

      Je ne travaille que depuis quelques jours dans une agence de publicité digitale, mais il m’a fallu peu de temps pour comprendre l’intérêt d’une telle activité et les avantages qui existent à s’adresser à une agence comme celle-ci, notamment lorsque l’on représente une société qui souhaite assurer sa notoriété ou faire progresser son chiffre d’affaires sur Internet.


      1. Un véritable expert sur un marché très complexe

          • Tout d’abord, l’annonceur doit être bien conscient de la complexité du marché de la publicité en ligne. Comme je vous l’ai expliqué dans mon précédent article, les acteurs y sont très nombreux. Et c’est justement la mission de l’agence media interactive que de TOUS les connaître et d’être en mesure de choisir, dans cette énorme fourmilière, les acteurs les plus à même de participer à l’élaboration d’une campagne de publicité efficace.
            • Par ailleurs, c’est un marché relativement récent qui présente encore des inconnues : on ne peut pas déterminer précisément à l’avance les résultats que pourra avoir une campagne de publicité en ligne, les réactions des internautes, l’amorce d’un buzz, etc. On ne peut pas planifier la campagne idéale sans avoir l’expérience du marché. C’est donc un métier qui ne s’improvise pas et qui nécessite une véritable expérience, que seule l’agence media interactive est en mesure de posséder.
              • Pour organiser une campagne publicitaire digitale performante, il est souvent nécessaire de combiner une présence sur différents canaux interactifs qui se présentent dans des formats bien distincts (emails, liens sponsorisés sur les moteurs de recherche, espaces publicitaires sur des sites Internet (display advertising), contenu intégré, blogs, etc…) , qui n’apportent pas les mêmes résultats, et qui ne répondent pas toujours aux mêmes objectifs.
                Pour élaborer la combinaison idéale qui assurera la performance d’une campagne en ligne, il faut donc avoir une connaissance accrue de toutes les solutions qui existent et qui peuvent être associées. Là encore, c’est un métier à part entière exercé par l’agence media interactive.

                • Et en conclusion, au vu de ce que je viens de vous énoncer, il n’est pas difficile de deviner le gain de temps que représente une agence de publicité sur Internet pour un annonceur qui a bien “d’autres chats à fouetter” et dont la planification et l’élaboration de campagnes web ne sont pas le métier.

              • Un acheteur indépendant et un négociateur hors pair

                  • Pour la création d’une campagne publicitaire, l’agence media interactive choisit ses partenaires selon des critères précis de rentabilité, d’adéquation avec les objectifs fixés avec l’annonceur, et de performance. Son client, l’annonceur, lui confie un certain budget qu’elle va devoir allouer de manière optimale pour pouvoir ensuite lui démontrer, grâce à l’analyse des résultats de la campagne, qu’elle a fait les bons choix et qu’elle a utilisé cet argent de façon efficace. L’agence se doit donc d’être totalement indépendante et de sélectionner ses partenaires avec soin et objectivité.
                    • Par ailleurs,  l’agence media interactive est un client précieux pour les régies publicitaires puisqu’elle leur amène son portefeuille d’annonceurs et génère donc une rentrée d’argent plutôt conséquente et régulière pour les régies. Pour cette raison, elle est bien mieux placée qu’un simple annonceur pour négocier des remises sur les prix d’achat des espaces publicitaires. De plus, une réduction de 15% est systématiquement appliquée sur les tarifs de la prestation fournie par les régies (c’est la commission d’agence) lorsque c’est une agence media interactive qui s’adresse à elles. Le pouvoir de négociation tarifaire des agences de publicité en ligne représente donc un avantage conséquent pour leurs clients finaux, les annonceurs.

                  • Un analyste vigilant

                      • L’agence media interactive possède des outils d’analyse très précis qui lui permettent de connaître les statistiques de performance de chaque campagne publicitaire sur la base de différents indicateurs qui mesurent l’efficacité et l’atteinte des objectifs préalablement fixés.
                        • Ainsi, chaque campagne est suivie de près par l’agence media interactive l’ayant planifiée, de manière à ce que l’agence puisse optimiser la campagne lorsque c’est nécessaire. Par exemple, au bout d’une semaine de diffusion d’une création publicitaire sur les bannières de différents sites Internet, si l’agence s’aperçoit que certains de ces sites sont loin d’atteindre les objectifs fixés (ex : s’ils génèrent un taux de clic insuffisant, …), elle peut procéder à l’optimisation de la campagne, c’est à dire à une “rectification de tir”. Il s’agit de modifier la répartition du budget sur les différents supports de diffusion : l’agence peut donc décider d’annuler par exemple la diffusion publicitaire sur les sites aux résultats les moins concluants afin de privilégier les supports les plus performants.
                          • Dès que la campagne est terminée, l’agence media interactive procède également à un bilan détaillé qui analyse de façon approfondie les différents indicateurs de performance et permet de déterminer si oui ou non les objectifs fixés au préalable avec l’annonceur ont été atteints. il s’agit donc ici de rendre des comptes à l’annonceur et de tenter de tirer des enseignements précieux pour les campagnes futures.


                        Pour conclure, on peut facilement constater le gain d’argent, de temps, d’efficacité et de professionnalisme que peut constituer le fait, pour un annonceur, de s’adresser à une agence media interactive qui se chargera de la planification et la mise en place de campagnes de publicité sur Internet.

                        Vous retrouverez ici très bientôt la troisième et dernière partie de ce dossier, dans laquelle je me pencherai cette fois sur l’organisation du travail d’une agence media interactive et sur les différentes étapes de la gestion d’une campagne de publicité digitale.

                        L’agence media interactive : quoi ? (1/3)

                        Samedi 5 septembre 2009

                        Après un petit bout de temps durant lequel je n’ai rien posté ici, me revoici avec un sujet qui, je l’espère, pourra vous intéresser !

                        havas digital marjolaine fortierJe viens d’arriver en Belgique afin de réaliser mon ultime stage en entreprise, et cette semaine j’ai donc intégré une toute nouvelle équipe au sein de l’agence media interactive Havas Digital à Bruxelles.

                        Je n’y serai pas pour longtemps – deux tous petits mois à l’issue desquels je serai enfin diplômée de l’ESC Toulouse et j’irai chercher du travail en Région Parisienne -, il s’agit donc pour moi d’ouvrir grand les yeux et de tendre les oreilles pour découvrir tous les secrets de cette activité.

                        J’ai passé ma première semaine à lire des documents au sujet du rôle de l’agence media interactive, et à écouter mes collègues m’expliquer le contenu de leurs missions, et j’ai donc décidé de profiter de ce blog pour partager mes découvertes avec vous.

                        Je vais donc vous expliquer en détail le rôle d’une agence média interactive et l’intérêt pour un annonceur d’avoir recours à l’expertise d’une telle agence, sous la forme de 3 articles distincts :

                        1. L’agence media interactive : quoi ? vous proposera une définition de l’activité d’une telle agence et vous présentera ses interlocuteurs principaux.

                        2. L’agence media interactive : pourquoi ? détaillera l’intérêt, pour un annonceur, de passer par un intermédiaire tel que l’agence media interactive pour gérer ses campagnes publicitaires sur Internet.

                        3. L’agence media interactive : comment ? vous présentera l’organisation du travail d’une agence media interactive et les différentes étapes de gestion d’une campagne publicitaire digitale.

                        Maintenant, place au premier article de cette trilogie !


                        >> Une agence media interactive, qu’est-ce que c[e n]‘est [pas] ?

                        Avant de vous en donner une définition précise, je tiens tout d’abord à éviter quelques confusions.
                        L’agence media interactive
                        / ou agence de marketing digital / ou agence de publicité interactive N’EST PAS :

                        1. Une agence web. Elle ne crée pas elle-même de sites Internet et n’emploie pas de webmasters ni de développeurs.
                        2. Une agence de création. Généralement, son activité n’intègre pas de création graphique, et l’agence n’emploie pas de webdesigners ni de graphistes.


                        > Mais alors, c’est quoi ?

                        Une agence media interactive a pour rôle de conseiller ses clients et de concevoir leur stratégie de communication et de publicité en ligne, en fonction de leurs besoins. Elle crée des campagnes de publicité sur Internet, sélectionne les supports de communication en ligne adéquats (bannières sur des sites Internet, liens sponsorisés dans des moteurs de recherche, jeux concours, emailings, etc) et achète pour ses clients des espaces publicitaires à des prix négociés.


                        > Et ses interlocuteurs, qui sont-ils ?

                        L’agences media interactive est avant tout un intermédiaire entre différents acteurs. Elle est donc en dialogue constant avec différents interlocuteurs, qui sont principalement :

                        1. Ses clients : des annonceurs. La clientèle des agences media interactives se constitue de sociétés qui souhaitent optimiser leur présence sur internet pour augmenter leur notoriété, faire connaître un nouveau produit et/ou générer des achats en ligne, par exemple.

                        2. Les régies publicitaires sur Internet. Les régies ont pour mission de gérer et de mettre en vente l’espace publicitaire d’un portefeuille de sites Internet dont elles sont partenaires. Leur outil spécifique appelé AdServer leur permet de diffuser les campagnes de publicité digitale sur ces espaces dédiés, puis de fournir à l’agence media interactive les statistiques de performance des campagnes réalisées.
                          Les agences média interactives, qui sont des clients importants pour les régies, sont en mesure de négocier avec elles le prix des espaces publicitaires pour leurs clients finaux (les annonceurs). Par ailleurs, les régies publicitaires sur Internet pratiquent systématiquement une réduction de 15% sur leurs tarifs auprès des agences médias interactives, il s’agit de la commission d’agence.

                        3. Les plateformes d’affiliation. Ce sont des structures spécialisées qui mettent en relation des affiliateurs et des affiliés. Les affiliateurs sont des acteurs souhaitant diffuser du contenu publicitaire, et les affiliés sont des sites internet possédant un trafic d’internautes intéressant pour les affiliateurs.
                          Ces deux types d’acteurs sont mis en partenariat par le biais de programmes d’affiliation regroupés par thèmes (ex : la cuisine, les voitures, le sport…). Ainsi, pour une campagne de publicité appartenant au thème du voyage par exemple, les sites internet affiliés au programme d’affiliation de la catégorie “Voyage” afficheront les éléments visuels ou textuels de la campagne de publicité en ligne des affiliateurs, en contrepartie d’une commission sur le nombre de contacts, de clics, ou de ventes générés par cet affichage.

                        4. Les agences d’emailing. Ces sociétés ont plusieurs missions relatives à l’email marketing.
                          Notamment, elles se chargent d’élaborer et de rassembler des fichiers très complets d’e-mails qualifiés sur la base de nombreux critères. Par exemple, lorsque l’agence media interactive souhaite planifier l’envoi d’un email à destination d’internautes choisis en fonction de critères très précis (par exemple leur âge, la ville où ils habitent, leur niveau de vie, leurs passions, la composition de leur foyer, etc…), l’agence d’emailing doit être en mesure de lui proposer à la location une base d’emails d’internautes ciblés dont le profil correspond exactement aux critères sélectionnés par l’agence media.
                          L’agence d’emailing ne crée généralement pas les emails elle-même, puisque c’est le rôle d’une agence de création graphique. Par contre, elle se charge  de la partie technique, c’est à dire du routage/de l’envoi des emailings à la base d’adresses emails cibles.
                          Enfin, elle est en mesure de fournir à l’agence media interactive des statistiques précises concernant la performance de la campagne d’emailing réalisée (taux d’ouverture des emails, de clics, etc).

                        5. Les agences de création web et graphique. Une fois que l’agence media interactive a planifié la campagne de publicité sur Internet de son annonceur et qu’elle a choisi les différents espaces et supports qui en diffuseront le contenu publicitaire, elle dialogue avec les agences de création pour la réalisation technique (création d’un site web, intégration d’un jeu concours, par exemple) et/ou graphique (création de bannières publicitaires, d’emailings…) du support de communication publicitaire.

                        L’agence media interactive a donc un rôle clé dans l’élaboration d’une campagne de publicité sur Internet, et dans la mise en relation des annonceurs avec différents acteurs qui prendront nécessairement part à la création de la campagne.

                        J’espère que ce premier article était clair et qu’il aura pu intéresser certains d’entre vous ! Et je vous invite à consulter très bientôt les deux articles que je publierai rapidement et qui viendront compléter cette trilogie au sujet de l’agence media interactive, de son rôle, de son intérêt, et de son organisation.

                        
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